Histoires

Le Dr Derek Cooke : Une vie de passion pour la recherche et de dévouement exceptionnel envers la Fondation

COF
La Fondation Canadienne d'Orthopédie

Le Dr Derek Cooke est passionné par la recherche orthopédique. Orthopédiste semi-retraité installé près de Perth, en Ontario, le Dr Cooke continue d’être actif dans le milieu de la recherche et de soutenir les programmes de financement de la recherche de la Fondation de façon tout à fait unique. Il y a de nombreuses années, le Dr Cooke a souscrit une police d’assurance-vie et désigné la Fondation comme bénéficiaire. Il s’agit d’un moyen novateur de faire un don substantiel à l’organisme de bienfaisance de son choix. LiaisonOrtho a récemment rencontré le Dr Cooke pour parler de sa passion et de ce qui le motive à soutenir la Fondation.

LiaisonOrtho (LO) : Docteur Cooke, pouvez-vous nous parler un peu de votre parcours professionnel?

Dr Derek Cooke (DC) : J’ai obtenu mon diplôme à Cambridge, au Royaume-Uni, puis j’ai fait un internat en orthopédie au St. Bartholomew’s Hospital avant de m’installer au Canada, où j’ai dû me requalifier. J’effectuais un internat par rotation au Victoria Hospital de London, en Ontario, lorsque j’ai découvert l’existence d’un programme d’échange en orthopédie offert à Vancouver, qui comprenait une année de résidence senior à London (l’Université Western n’offrait pas de programme complet en orthopédie à l’époque). Nous sommes déménagés en Colombie-Britannique pour que je puisse m’inscrire à ce programme. J’ai été grandement influencé par le Dr Frank Patterson, directeur du programme, qui s’intéressait particulièrement à la rhumatologie. J’ai été attiré par son approche en matière de formation des résidents et de soins de l’appareil locomoteur. Il nous offrait l’occasion d’ÉTUDIER les soins de l’appareil locomoteur, et une partie importante du programme était consacrée à l’orthopédie. Le Dr Patterson nous a incités à tout apprendre sur l’appareil locomoteur – sont fonctionnement et les raisons –, et le recours à une chirurgie était fondé sur ces connaissances. Ça m’a plu. J’ai toujours voulu comprendre l’origine des problèmes cliniques et les moyens d’y remédier.

LO : Vous semblez avoir été immédiatement attiré par la recherche.

DC : Eh bien, pas dans un premier temps. Mais j’avais très bien réussi au sein du programme de l’Université de la Colombie-Britannique, et j’étais intéressé par le milieu universitaire. Le Dr Patterson m’a laissé entendre qu’une expérience en recherche était nécessaire si je souhaitais décrocher un poste. Je suis retourné à London pour ma dernière année d’orthopédie, puis j’ai obtenu le titre d’associé du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada (FRCSC). J’ai été recruté au sein du nouveau programme à l’Université McMaster. J’ai ensuite demandé et obtenu une bourse de recherche de la Fondation McLaughlin qui m’a amené dans le laboratoire de rhumatologie de la S.W. Medical School de Dallas, au Texas, où j’ai mené des recherches en immunologie sur l’arthrite. Nos travaux de recherche étaient relativement simples, mais nous avons eu l’immense chance de faire des découvertes marquantes à propos de l’arthrite inflammatoire qui expliquaient l’échec de la synovectomie et le succès de l’arthroplastie dans le traitement de l’arthrite rhumatoïde. Ces travaux ont contribué à transformer la chirurgie pour les patients atteints d’arthrite. Et c’est à ce moment que mon engagement à long terme envers la recherche a pris forme.

LO : Vous êtes revenu au Canada. Où êtes-vous allé ensuite? Avez-vous été en mesure de trouver une place dans un autre laboratoire de recherche?

DC : J’ai travaillé à l’Université McMaster pendant deux ans, puis j’ai été recruté par l’Université Queen’s, avec une subvention de développement du Conseil de recherches médicales. Cette subvention a servi à mettre sur pied un laboratoire de recherche sur les tissus conjonctifs (arthrite), et a par la suite mené à la création du Clinical Mechanics Group. Ce groupe a été l’un des tout premiers groupes de recherche multidisciplinaire (orthopédistes, physiothérapeutes, ingénieurs) au Canada à se consacrer principalement à l’orthopédie. La recherche orthopédique au Canada était alors passablement différente de celle qui se faisait aux États-Unis. Il n’y avait tout simplement pas de financement disponible ici. La recherche en orthopédie avait le vent dans les voiles aux États-Unis, faisant du pays un chef de file mondial dans le domaine, tandis que le Canada tirait de l’arrière. Le Canada a toujours eu beaucoup de talent dans le domaine de la recherche sur l’appareil locomoteur, mais les moyens de stimuler ce talent étaient très limités à l’époque.

LO : Est-ce la raison pour laquelle vous vous êtes engagé auprès de la Fondation?

DC : Oui, mais je me suis d’abord engagé auprès de la Société de recherche orthopédique du Canada (SROC). Même si la recherche était très limitée à l’époque, l’intérêt et le potentiel étaient grands. Pendant les années où j’ai siégé au comité de direction, la SROC est devenue une entité distincte. Nous avons établi des liens avec l’Orthopaedic Research Society, aux États‑Unis, et plus tard avec le milieu scientifique international. Nous avons donné aux chercheurs non orthopédistes la possibilité de devenir membres de la SROC au même titre que les orthopédistes afin de favoriser la recherche multidisciplinaire. Et, plus important encore, nous avons commencé à décerner des prix et des bourses. Mais pour ce faire, nous avions besoin du soutien de la Fondation.

LO : Comment fonctionnait la Fondation à ce moment-là?

DC : La Fondation était l’organisme de bienfaisance de l’ACO, mais disposait de ressources très limitées, tant du point de vue des effectifs que de sa capacité de financement. De plus, les ressources déjà restreintes devaient être réparties entre divers engagements communs visant à soutenir Orthopédie Outre-Mer, de même que les programmes de recherche et de sensibilisation.

LO : De quelle façon s’est opéré le changement?

DC : Les choses se sont améliorées lentement, mais sûrement. Nous voulions tous que les chercheurs canadiens en orthopédie puissent recevoir les encouragements et les fonds dont ils avaient besoin. Nous souhaitions tout spécialement appuyer les possibilités offertes aux jeunes orthopédistes pendant leur résidence. C’était important pour permettre au Canada de prendre sa place à l’échelle mondiale. La Fondation a été très réceptive. Un certain nombre de prix et de bourses ont été créés, mais les fonds disponibles demeuraient très limités.

LO : Comment voyez-vous le rôle de la Fondation aujourd’hui?

DC : La Fondation continue de jouer un rôle important dans l’avancement de la recherche en orthopédie au pays. C’est important parce que, en tant qu’orthopédistes, il nous est souvent donné de voir directement les os et les articulations qui posent problème. C’est nous qui les « réparons ». Cela nous permet de contribuer de façon unique à l’innovation et aux découvertes. J’ai toujours cru que les orthopédistes devaient être à l’avant-plan de la recherche en orthopédie. Grâce à ses liens avec l’ACO, la Fondation aide la SROC et veille à ce que les orthopédistes et les chercheurs canadiens continuent de jouer ce rôle.

LO : On nous a dit que votre passion pour la recherche et l’enseignement vous a amené à travailler à l’extérieur du Canada. Pouvez-vous nous parler des onze années que vous avez passées en Arabie saoudite?

DC : J’ai été chef du service d’orthopédie au King Faisal Specialist Hospital & Research Center, en Arabie saoudite. Là-bas, nous avons mis en place des mesures de soutien et de développement des programmes de résidence, en plus de jouer un rôle d’intermédiaire pour les résidents qui souhaitaient poursuivre leur formation grâce à des bourses de recherche canadiennes. Les orthopédistes canadiens ont toujours été nombreux à enseigner à l’étranger. C’est toujours le cas aujourd’hui. Nous pouvons tous être fiers de la richesse de l’enseignement que nous offrons partout dans le monde. Pendant ces années passées en Arabie saoudite, j’ai aussi eu l’occasion de me consacrer à mes intérêts de recherche, qui portaient de plus en plus sur la mécanique de l’alignement des membres et l’arthrose aux genoux.

LO : Quelle expérience extraordinaire ça a dû être pour vous. Vous êtes maintenant de retour au Canada. Vous êtes semi-retraité (du moins, vous ne faites plus de chirurgies), mais vous êtes toujours actif dans le domaine de la recherche.

DC : Ça été une expérience formidable. Je continue de faire des consultations et je suis toujours rattaché à l’Université Queen’s. Je participe activement aux programmes relatifs à l’arthrose aux genoux qui visent à améliorer les soins et à optimiser les interventions chirurgicales. Mon engagement envers la recherche n’a pas faibli. Il est tel qu’il a toujours été.

LO : Et qu’en est-il de votre famille?

DC : Ma femme, Jean, est la raison de ma présence ici. Nous nous sommes rencontrés alors que j’étais en visite au Canada pendant ma deuxième année de médecine à l’Université de Cambridge. Nous nous sommes mariés plus tard cette année-là, et nous sommes revenus au Canada après l’obtention de mon diplôme au Royaume-Uni. Nous avons cinq enfants, quatorze petits-enfants et deux arrière-petits-enfants. Notre vie tourne autour de notre famille et de l’endroit où nous vivons, sur les rives du lac Bobs, au nord de Kingston, à environ une demi-heure de mon bureau de Perth. Jean a toujours soutenu la SROC et la Fondation.

LO : Il ne fait aucun doute que la Fondation bénéficie de votre engagement, et votre soutien financier est à la fois apprécié et unique. Vous avez en effet désigné la Fondation comme bénéficiaire de votre police d’assurance-vie. Il s’agit d’une façon tout à fait unique de planifier l’avenir.

DC : Je le vois comme une façon de faire un don qui aura une incidence après ma mort, et ça me tient à cœur. C’est un legs qui croît année après année. J’invite les gens à envisager cette forme d’appui à la Fondation. Je suis très reconnaissant de faire partie de la famille de l’ACO et de la Fondation, son principal organisme de soutien, et de l’occasion que cela me donne de soutenir directement la recherche en orthopédie au Canada.

 

Le Dr Cooke est un bâtisseur de la Fondation, un de nos estimés bienfaiteurs. Nous le remercions pour sa générosité et sommes heureux de souligner sa contribution sur notre site Web, à http://whenithurtstomove.org/fr/batisseurs-de-fondation/.

Pour de plus amples renseignements sur le don d’une assurance-vie comme contribution à la Fondation, consultez http://whenithurtstomove.org/fr/ways-to-give-get-involved/planned-giving/.